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RECEMMENT

Dimanche 23 janvier 2005 à 18 h 00

Récital violoncelle et piano

Sonates de L. FARENC, M. BONIS, S. PROKOFIEV

Avec Livia STANESE (violoncelle) et Julia RIABOVA (piano)

CARNEGIE'SMALL   TM                                    dimanc he 23 janvier 2005

Carnegie'dimanche TM  ,

C'est une nouvelle formule, qui répond au désir d'élargir Carnegie'smail à des concerts à thème libre où les artistes sont les vedettes.

 

... exposition des tableaux de Raphaël Vassilieff (reproduits avec son aimable autorisation

Programme

 

Recital violoncelle et piano

 

Louise Farrenc

Sonate op. 46

l.Allegro moderato

2.Andante sostenuto

3.Allegro

 

Mel Bonis

Sonate en fa majeur

l.Moderato quasi andante

2. Très lent

3.Finai-moderato molto

Serge Prokofiev

Sonate en ut majeur op. 1 19

1.  Andante grave

2. Moderato

3. Allegro ma non troppo

 

Avec :

Livia Stanese, violo  ncelle

Julia Riabova, piano

 

Livia Stanese . violoncelle Française d'origine roumaine née en 1977, Livia Stanese commence l'étude du violoncelle à sept ans et reçoit durant son apprentissage les conseils de Valentin Berlinsky, Natalia Gutman et Valentin Kojin. À l'age de onze ans, lors de son premier concert à la Villa Medici à Rome, elle est remarquée par le violoniste Ivry Gitlis qui l'invite à se produire à ses côtés.  Elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle obtient en 1995 son Premier prix en violoncelle et en musique de chambre.

Invitée par Paul Katz aux Etats Unis en 1998, elle y obtient un Master of Music (2001).  Elle a également étudié la musique de chambre à La Scuola internazionale del Trio di Trieste (Italie) et s'est perfectionnée à la Guildhall School de Londres avec Oleg Kogan.  Livia Stanese a suivi les Master class de Mistislav Rostropovitch, Yo-Yo Ma, Janos Starker ou encore Gary Hoffmann.  Elle s'est produite avec des musiciens comme Gérard Poulet, Alexis Galperine, Jean-François Heisser en musique de chambre.

Le compositeur Eric Tanguy lui écrit et dédit une oeuvre intitulée "Trois Esquisses " qu'elle donne en première mondiale au Festival de Saint-Riquier en 1994.  En 1999, elle remporte consécutivement les Concerto Competitions au Aspen festival (Colorado) et se produit alors en soliste avec The Young Artist Orchestra of Aspen.

En 2001, elle obtient les Premiers prix des Concours internationaux de Musique de Chambre de potenza (Italie) et, à Trieste, le prix de la meilleure interprétation d'une sonate de Brahms.

Livia Stanese est l'invitée de nombreux festivals en Europe, notamment au Mozarteum de Salzburg, au festival d'lie de France, au festival de Tournus, ou encore à l'Acadernia Chigiana de Sienne où elle reçoit le diplôme spécial.  On a également pu l'entendre aux Etats-Unis au Sarasota Music Festival (Floride) et à Carnegie Hall au sein du New York String orchestra.

Livia Stanese vient de rejoindre l'Ensemble orchestral de Paris en 2004.

 

Julia Riab ova est née à Bakou.  Elle termine l'Ecole Musicale Centrale du Conservatoire de Moscou comme pianiste et compositeur.  En 1993, elle est lauréate du concours Les jeunes Compositeurs de la Russie.  En 1997, elle termine le conservatoire Tchiiikovski de Moscou en qualité de pianiste dans la classe du professeur V. Merzhanov.  En 1999, elle reçoit le diplôme du compositeur du même conservatoire (professeur A. Léman).  En 2000, elle a terminé le stage de boursier de thèse de la musique de chambre du Conservatoire de Moscou-

Julia Riabova participe régulièrement au festival international l'Automne de Moscou.  Elle a crée les oeuvres de plusieurs compositeurs contemporains.  Elle étudie actuellement à l'Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot dans la classe du professeur Serguel Markarov.  Le compositeur A. Léman la considère comme .,une musicienne de talent exceptionnel".

 

Louise Farrenc

Paris 31 mai 1804 - Paris 15 septembre 1875.  Pianiste, compositeur, professeur.

 

Elle est la fille du sculpteur Jacques Edmé (Prix de Rome) et soeur du sculpteur Auguste Dumont.  Sa mère Marie Elizabeth Louise Courton est apparentée aux peintres Coypel.  Elle reçoit ses premiers cours de piano d'Anne Elizabeth Cécile Soria qui fut une élève de Clementi.  Elle aurait eu aussi (selon Fétis) Hummel et Moscheles comme professeurs.  En 1819, elle étudie l'harmonie et la composition avec Reicha (1 7701836) alors professeur au

Conservatoire de Paris.  Elle interrompt momentanément les études quand elle se marie en 1821 avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc (1 794-1865).  Sa fille unique Victorine nicit en 1826.  Elle est une excellent pianiste.  Elle décède tuberculose en 1858.  Elle reprend ses études avec Reicha.  Sur la recommandation d'Halévy, elle est professeur de piano de la duchesse d'Orléans en 1842.  En 1842 elle est nommée professeur de piano au Conservatoire national de Paris.  Elle se ne se produit plus que rarement et se consacre à la composition.  Son mari cherche à faire jouer ses oeuvres, et ils projettent ensemble une monumentale anthologie de musique pour piano en 23 volumes couvrant le répertoire du XVIE siècle au milieu du XIXE siècle, Le Trésor des pianistes qu'elle achève seule après la mort d'Aristide Farrenc en 1865.  En 1861 et en 1869 elle reçoit le Prix Chartier de l'Académie des BeauxArts.  En 1870, elle organise avec ses élèves un concert avec les oeuvres de l'anthologie au programme.  Contrairement à J'air du temps elle n'écrit pas d'oeuvres lyriques (mais elle n'est pas la seule, par exemple George Onslow).

 

Elle compose de la musique de chambre, beaucoup pour le piano.  Des quatuors, des quintettes.  Elle à son actif trois symphonies.  Certaines de ses oeuvres sont publiées sous le nom de son mari, ce qui rend les identifications difficiles.  Son Air russe varié pour le piano, op. 17, suscite une critique positive de 1 apart de Robert Schumann.  Sa Seconde Ouverture est créée sous la direction d'Habeneck par la Société des Concerts du

Conservatoire.  Sa Première symphonie op, 32 est donnée avec succès le 23 février 1845 à Bruxelles et au Conservatoire de Paris le 17 avril de la même année, on entend également au Conservatoire la Deuxième symphonie la 3 mai 1846 et la Troisième le 22 avril 1849.  Son plus grand succès est la Nonette en mi bémol majeur op. 38, donnée à la Salle Erard le 19 mars 1850

 

Mel Bonis

Depuis les pièces légères jusqu'aux cantiques mystiques, depuis les pièces pour les enfants jusqu'aux oeuvres concertantes, l'oeuvre de Mel Bonis est aussi variée qu'abondante.  De style post romantique, elle se caractérise par sa force d'inspiration que nourrit un psychisme hypersensible, une âme mystique et passionnée.  C'est une musique qui joue des harmonies et des rythmes en une palette originale et savante.  Elle se teinte d'impressionnisme, d'orientalisme... Malgré la facilité et la vivacité de son inspiration, Mel Bonis travaille en profondeur tout ce qu'elle écrit, corrige inlassablement, même après impression et se montre difficilement satisfaite du résultat.  Les indications pour l'interprétation, tous les détails de nuances et de terrIPOS sont notés de sa main avec précision.  Certaines oeuvres sont écrites sur la durée.

 

On sait par exemple qu'elle a travaillé pendant cinq ans sur le quatuor en Si bémol.  L'étude chronologique de l'oeuvre montre qu'elle menait toujours de front un "chantier" important et des travaux plus courts ou plus faciles qui diversifiaient sa réflexion et lui permettaient de prendre du recul.  Ses principaux commanditaires, Alphonse Leduc dans les années 1890, E.Demets ensuite puis son repreneur Eschig, et enfin Maurice Sénart, comptent parmi les éditeurs les plus prestigieux de la place de Paris.

Entre le début du siècle et la première guerre, Mel Bonis fait des efforts pour faire connditre et diffuser sa musique.  Elle est lauréate de concours de composition qui lui valent d'être jouée dans les grandes salles parisiennes, elle communique ses créations récentes aux interprètes qu'elle connaît en France et en Suisse, elle les envoie aux écoles de musique de province dont les responsables sont demandeurs.  Elle adhère à la Société des Compositeurs dont elle sera secrétaire, fait unique pour une femme.  Elle sera jouée et chantée dans les salons bourgeois et aux auditions d'élèves.

Malheureusement, sa musique

n'aura pas assez d'occasions d'être produite dans les salles de concert parisiennes pour atteindre la notoriété qu'elle mérite: on se souvient néanmoins d'un certain nombre de concerts, principalement entre 1900 et 1910.  Quelquesexemples:Salle Erard, concerts de la Société Nationale de musique notament avec orchestre, Salle Gaveau avec la Sonate pour violoncelle, Salle Berlioz pour une audition conjointe des oeuvres de Maurice Ravel et de Mel Bonis, Salle Pleyel avec une suite en trio en compagnie d'oeuvres de Paul Dukas et Vincent d'Indy ...

 

Serge Prokofiev

Très jeune, Prokofiev voulait être compositeur; ainsi dès 5 ans il se met à écrire des partitions ! Il entre au conservatoire de SaintPétersbourg pour y étudier le piano et la composition avec les professeurs RimskyKorsakov et Glazounov.  Son travail se voit hautement récompensé mais Prokofiev trouve l'enseignement trop académique. il admire ses contemporains (comme Debussy ou Schonberg) plus que ses ancêtres, alors que ces compositeurs font scandale.  Prokofiev était un élève doué, mais indocile et provocateur.  Par exemple, lorsqu'il tenta le concours Rubinstein, il joua une de ses propres compositions (Concerto pour piano n 0 1) au lieu de jouer l'oeuvre classique traditionnellement programmée.  Le jury accepte mal cette provocation, mais après une délibération quelque peu houleuse, Prokofiev remporta le premier prix ! Les premières oeuvres de Prokofiev sont très mal vues par le public et font scandale comme le Concerto pour piano n 02 ou la Suite scythe deux oeuvres jugées "sauvages" dotées d'une grande audace rythmique et d'une rare violence.  Ces echecs voient Prokofiev faire des voyages en Europe occidentale, à Londres notamment, où il rencontre Diaghilev en 1914 qui lui commande un ballet, projet qu'il refusera d'abord, Son Concerto pour violon n'l et sa Symphonie classique sont achevés en 1917.

La Russie est alors est en pleine péri ode révolutionnaire ce qui motive le compositeur russe à partir s'installer aux Etats-Unis.  Il y composera un premier opéra L'Amour des trois oranges mais le succès fut médiocre.  Le public américain apprécie le talent de pianiste de Prokofiev plus que celui de compositeur.  Prokofiev, pronfondément déçu, quitte l'Amérique pour l'Europe, où il arrive en France en 1920.  Il y achève son Concerto pour piano n'3, une oeuvre pleine de virtuosité et de mélancolie.  Un nouvel opéra (L'ange de feu) verra le jour en 1922, après que le compositeur ait retrouvé Diaghilev et ses compagnons d'exil, dont la représentation ne sera donnée qu'après la mort de Prokofiev, en 1954.

Prokofiev décide en 1935 de retourner en ses terres natales et prend la nationalité soviétique en 1937.  Ce choix étonne ses amis, car la plupart des artistes fuient le régime en place, mais Prokofiev ne s'intéresse qu'à son oeuvre et la politique ne l'ambitionne en aucune façon.  Il pense trouver de meilleures conditions de travail en Russie, choix qui portera ses fruits puisque des oeuvres telles Pierre et le loup pour les enfants et le ballet Romeo et Juliette se classent parmi ses plus populaires, de même que les Symphonies no5, 6 et 7 feront bonne impression.  Ce retour en Russie sera d'autant plus une réussite pour le compositeur en collaborant avec le grand cinéaste russe Eisenstein pour lequel il composera deux grandes musiques des films Alexandre Nevski en 1938 et Ivan le Terrible en 1945.  A partir de 1940 et jusqu'à sa mort en 1953, Prokofiev entreprend la composition d'un grand opéra Guerre et paix tiré du livre de Tolsto   yy                 AAER           i, avec sa nouvelle compagne Myra Mendelssohn.

 

Le retour fructueux en Russie de Prokofiev durera une quinzaine d'années, où il sera couvert d'hônneurs, mais à partir de 1948 le compositeur subit la censure et les attaques violentes du comité central contre le « formalisme bourgeois ». Nous sommes en pleine période de totalitarisme stalinien, où chaque artiste se devait de respecter une unique forme d'expression artistique, le réalisme socialiste.  Ainsi l'opéra de Prokofiev sera jugé trop novateur au niveau du langage musical et se verra condamné, classé sur une liste noire.  Le pauvre compositeur devra rédiger une auto-critique des plus humiliantes.  Prokofiev connaîtra pourtant une période plus heureuse en 1950 lorqu'il verra son oratorio La Garde de la paix rentrer en faveur.  Prokofiev mourra de façon inaperçue en 1953, quelques jours seulement avant la mort du grand dictateur Staline.

 

 

PROCHAINS CARNEGIE'DIMANCHES

 

Cabaret autour du Boeuf sur le Toit

Dimanche 6 février 2005(2OhOO) et Dimanchel3 février (18hoo)

 

Avec: Stéphane Leach, metteur en scène -, Guy Livingston, piano;

Evan Rothstein, violon; Judith Bledsoe, décor;

Marcos Pujol dans le rôle du "Stage Managee'

Texte de Jean Cocteau

Musique de Darius Milhaud

Carte Blanche au Ouatuor Benaim Dimanche 20 février 2005(18hOO)

Quatuors de Haydn op.20; Chostakovitch n'7 Beethoven op.59 n'3

Avec : Yaïr Benaïrn ; Alexandra Greffin, violons ; Cécile Brossard, alto Cédric Conchon, violoncelle.

Studio Le Regard du Cygne 210, rue de Belleville 75020 Paris Métro : Place de Fêtes ou Télégraphe

Réservations Tél : 01 43 58 55 93         www.carnegiesmall.com

 

 

 

 

           

 

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